Mes chers formateurs…

La fin des cours se fait un peu en avance pour les 3e année.
Privilège de fin d’étude sûrement.
Ou alors juste le fait de commencer en avance par rapport aux autres années, va savoir.

Toujours est-il que c’est l’occasion de se balader un peu et de se retrouver au soleil avec des collègues ESI venant d’autres instituts.

Et forcément, ça cause études.
Jamais 5 minutes de relâche.
Et puis autant quand on est en salle de repos en service, le sujet inévitable est le planning, autant entre ESI, on parle beaucoup de nos formateurs.

Et vous savez quoi ? Je me suis rendu compte que malgré les dizaines voir centaines de kilomètres qui séparent les instituts, on retrouve des profils commun. Du genre ? Et bien on va pas faire du Therer-Willemart mais on retrouve quand même :

La grosse dure

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J’aurais aimé terminer par elle, mais c’est finalement celle qui parle le plus à tout le monde. Cette formatrice qui est très sèche, qui fait flipper les 1ere année, qui en demande toujours plus.
Si elle a bien du mal à se dérider les premiers semestres, elle impose le respect aux L3.
Mais surtout, derrière son air pince sans rire, c’est finalement celle qui rattrape les étudiants qui s’effondrent pour les remettre en piste avec beaucoup de douceur.

L’intello

Lui c’est pas tellement qu’il est désagréable, c’est juste qu’il ne peut pas s’empêcher de citer des auteurs dès qu’il parle de quelque chose.
C’est intéressant, on apprend plein de choses, mais mieux vaut ne pas l’avoir en fin de journée parce que sinon « on va dépasser un peu, ça vous dérange pas, n’est-ce pas ».

La hippie

Celle-là qui ne vit pas très bien le fait de vivre au milieu de personnes de 20 ans et qui applique à la lettre le dicton « l’âge c’est dans la tête ».
Ok mais de là à taper des clopes en soirée étudiante…

Le spé psy

Alors lui il ne manque pas une occasion de nous rappeler qu’il a fait IDE psy. Et qu’avant la réforme, les deux diplômes (soins somatiques et soins psychiatriques), et ben c’était vachement mieux. Qu’aujourd’hui on ne peut pas faire de psy convenablement parce qu’il n’y a pas assez d’heure, et qu’en psy on voit vraiment des cas, et qu’en psy…

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Cliché ? bien sûr que oui ! N’empêche que c’est quand même lui le plus gros buveur de café des formateurs.

La boule de nerf

Avec elle, il faut que ça dépote ! Que ça fuse !
Les TD c’est du tac-o-tac et il faut être préparé sinon, c’est la sanction… physique !
Hyperactive, c’est aussi celle qui va droit à l’essentiel dans les cours parceque le reste « franchement c’est du blabla, hein les p’tit loups »

La nouvelle arrivée

Relativement discrète, dans son coin, elle alterne les comportements.
Entre douceur, fermeté, rire et sérieux, on sent qu’elle a encore du mal à faire sa place.
Par contre si elle n’a pas une info, elle se défonce pour la trouver, et ça c’est top.

Celle qui ne sait rien

J’exagère un tout petit peu.
Mais franchement, celle qui nous renvoi à nos bouquins systématiquement ou qui vérifie dans les siens pendant un TD sur des choses évidentes…

Celle qui sait tout

L’encyclopédie. Celle à qui on peut poser une question sur n’importe quel système, pathologie, traitement…
Et qui nous répond calmement, avec un petit sourire.
Toujours hyper impressionné par ces gens là.

Celle qui est top mais qu’on ne croise qu’en TD

Perso la psy… c’est compliqué. C’est vraiment quelque chose d’abstrait pour moi. Je ne nie pas l’utilité ou les pathos, non. Mais quelque chose que je ne peux pas visualiser et ben ça rentre pas.
Et là en TD, un prof inconnue qui débarque et qui en 3 x 2h me ferait presque aimer ça.

Ou encore celui qui parle hyper bien et qui rebondi intelligemment sur chaque commentaire lancé à la volée.

Mais pourquoi on l’a pas plus souvent celui-là ???

Celui qui est blasé

Lui, en faisant formateur, il avait des projets. Il voulait faire des supers infirmiers et infirmières pour l’avenir.
Il avait plein de supers idées qui…. ont toutes coulées.
Parce que ça ne rentre pas dans le budget. Ça ne rentre pas dans les clous. Qu’à chaque fois qu’il veut mettre en place un truc chouette, on lui met des bâtons dans les roues.
Alors il est là, il fait de son mieux mais on sent bien que la flamme n’est plus là.

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Celle qui est blasée

Celle là elle voit la retraite arriver à grand pas et c’est tant mieux.
Tout ces petits cons arrêterons de la gonfler et de taper à la porte de son bureau.
Elle a fait formatrice pour avoir des horaires plus cool qu’en service, c’est pas pour faire une minute de plus à l’IFSI.

Celle qui pense à sa carrière

Elle donne le change en faisant un boulot qui semble convenable, mais clairement, elle n’en fera pas plus si ça n’est pas constaté par la direction. Ou mieux par un PU-PH.

Son objectif : former les futurs infirmiers monter en grade. Et pour ça tous les moyens sont bon. Quitte à se rendre indisponible plusieurs jours avant la fin de date de guidance du TFE.

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Celle qui a passé tous les diplômes

DU, licence, master… elle prépare encore un diplôme, c’est pour ça qu’elle est un peu absente en ce moment.
Pourtant elle se fait toujours griller par l’encyclopédie.

 

Alors bien sûr qu’il en manque, et bien sur que c’est du déjà vu comme article.

Mais entre nous, ça ne fait pas du bien en cette fin d’année ?

On fait un sacré métier

Je n’ai jamais eu de problèmes particulier avec la mort.
Je n’y suis pas insensible, loin de là, mais globalement je pense cela ne me retourne pas outre mesure.

Mais il faut bien reconnaitre que des fois le cœur se serre.

Comment expliquer que je puisse « sans problèmes » prendre soin d’une personne en train de finir sa vie et que quelques minutes plus tard une autre personne dans une situation de fin de vie également me tourmente ?

Je me souviens de beaucoup de personnes. De beaucoup de décès. Dans des conditions toutes très différentes.
Mais il y en a quelques unes auxquelles je pense aujourd’hui encore.

Je me souviens de cette dame d’une soixantaine d’année. Souffrante, se sentant mourir, que j’entendais appeler dans le couloir.
« Maman, maman s’il te plait. »
Et qui pleurait.

Je me souviens de cette dame qui nous a appelé pour constater le décès (attendu) de son mari.
En entrant dans la chambre, elle pleurait silencieusement, mais le plus marquant pour moi c’est la façon qu’elle avait de lui tenir la bouche fermée. Tout en douceur, mais avec une grande implication, comme ci cette bouche devait rester fermée à tout prix.

Je me souviens d’une intervention pompier pour secours routier. Un gars de mon âge dans une camionnette. Il avait enfoncé un mur suite à une embardée et le moteur lui broyait les jambes.
Des regards entendu avec les collègues. On sait que quand on va lui décoincer les jambes, l’hémorragie va être très (trop) importante.
Pourtant malgré la douleur, il me parle, essaie même de plaisanter.
Je reste impassible par rapport à ce que je crains pour lui.
Mais à l’intérieur ça remue.

Je n’ai jamais eu de problèmes particulier avec la mort.

Mais des fois je me dis que quand même,

on fait un sacré métier.

C’était mieux avant

Mais c’est quoi le délire avec vos MSP* ??

A chaque stage j’y ai droit.
Soit pour moi, soit pour une collègue ESI

« Maintenant vous ne faites plus de MSP, c’est plus facile, vous ne savez rien faire« .

IDE

Finalement c’est assez drôle ce genre de remarque.
Quand on me raconte comment ça s’est passé pour certaines, j’ai l’impression qu’elles sont entrées dans la chambre du patient en tant qu’étudiante malhabile, incapable et dangereuse et qu’elles en sont sorties transformées en super infirmière infaillible.

Du coup nous on a plus cette possibilité que dis-je, cette opportunité de devenir bon ?

Mais il est là le problème ma bonne dame ! Lire la suite « C’était mieux avant »

Un stage terrible

J’ai eu le droit à un dragon

Un vrai de vrai, juste pour moi.

Article en deux parties. Je vais commencer par planter le décors en racontant ma vie.

Je sais bien que tous le monde (ou presque) a dans son cursus un stage qui ne se passe pas bien. Mais voila, je me suis cru plus chanceux, ou plus fort. Du coup quand ça m’est tombé sur le coin de la gueule, le moins que l’on puisse dire c’est que je n’étais pas préparé.

Lire la suite « Un stage terrible »

Je suis contre les médicaments

Je suis contre les médicaments.

Non mais sans déconner, j’ai eu l’occasion il n’y a pas si longtemps de discuter avec

une personne qui est très portée sur les soins alternatifs.

Quand je mets soins alternatifs, il n’y a aucun dénigrement la dedans et j’y inclus tout ce qui n’est pas de la médecine occidentale classique.

Bref tout ce que l’on a pas l’habitude de voir ou d’entendre.
Pourtant de plus en plus, les médecines alternatives se popularisent et gagnent en reconnaissance, tout public confondu (personnes du monde médical ou non).

Quand on voit que de grands hôpitaux mettent en place des approches par l’hypnose, que des coupeurs de feu sont également employés, que des médecins se spécialisent en acuponcture, on ne peut nier qu’il y a un véritable bénéfice pour les patients (bah oui, le but ça reste eux quand même) qui va au-delà de l’unique prise en charge médicamenteuse classique.

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Enfin un nouveau bouquin

Bah tiens, ça faisait un moment que je n’avais pas donné signe de vie.

D’autant plus pour parler d’un bouquin !

Et comme en plus ça cause de santé et que je me suis éclaté à le lire alors, je fais tourner. Qui sait, je pourrais peut-être vous donner envie de le lire aussi.

Ce bouquin en question c’est

Le charme discret de l’intestin
de Giulia Enders

CharmeDiscret-de-lintestin

Je suis sur que vous en avez déjà entendu parler.

Dans les grandes lignes, Enders nous fait quelques rappels sur le fonctionnement de nos tripes. A quoi ça sert, comment ça marche et surtout pourquoi le tube digestif est un organe qui mérite qu’on lui prête un peu plus d’attention.

Bon au delà de tout ça ce qui est vraiment sympa c’est le ton léger et les petites boutades par ci par là sans pour autant tomber dans les enfantillages.

C’est là que c’est bien joué, on révise un peu, on apprend certaines choses, tout ça sans vraiment se rendre compte qu’on a passé son aprem à le lire.

Sans titre

Ne vous laissez pas avoir par son sourire, ce qui l’intéresse c’est la couleur et la forme de vos selles
Bref si la piscine est encore un peu fraiche pour le moment, il reste toujours de quoi s’occuper un après-midi…